samedi 16 janvier 2010

Je parle en silence

Depuis une semaine je passe des heures sur mon TFE (travail de fin d'études). Je dois le rendre le 10 juillet. Oui, fin octobre je passe mon D.E ! Help ! Etant du genre à faire tout dans l'urgence, je ne manque pas à mes habitudes. Alors là, c'est trouille bleue, l' effervescence dans l'écriture. J'oscille entre l'envie d'écrire un roman sur mon sujet "la part du silence dans la relation soignant/soigné"chez un patient en soins palliatifs, et ce p..... de tefeu. Je bataille avec mes ressentis et la fameuse théorie que je dois exploiter.. Je n'aime pas théoriser, ça fige.
Une des questions que je me pose, c’est en quoi le silence partagé, au cours d’un soin peut il être aussi salvateur qu’une discussion?
En quoi ce silence, orienté par une intention d’apporter du réconfort, peut il engendrer chez le patient en fin de vie un cheminement dans ses pensées, un apaisement, une reconnaissance?
A quoi donc tient le délicat équilibre entre la parole et le silence bâti sur un accompagnement branché sur l’empathie et une attention de tous les instants?
Et quels sont les pièges à éviter?
Qu’est-ce que l’on fait lorsqu’on écoute ?
Est-il possible d’écouter l’autre sans s’écouter soi ?
Est-il possible de s’écouter soi sans écouter l’autre ?
Quelle est la place de l’autre en nous et la place de soi dans l’autre ?
Écouter, c’est devenir témoin de la parole qui se déploie. Celle-ci a besoin d’une certaine qualité de silence pour oser se dire. Je voudrais examiner la qualité des silences : de l’absence au mutisme, de la présence à la méditation, du désir en attente au silence habité… et la conséquence de cette qualité sur la parole, du bavardage jusqu’à la confidence. L’écoute est alors une réponse à la parole qui est elle-même une réponse au silence. Offrir un silence préparé est donc source de parole et chemin de l’écoute. Ce qui se dit guérit. l’esprit parle à l’esprit, le coeur parle au cœur, le silence parle au silence. L’écoute devient donc une forme d’être qui nous entraîne en pays inconnu.
Voilà, n'étant pas trop présente sur vos espaces car je bosse grave, je voulais vous faire part un peu de mes questionnements.
Si des réponses vous viennent spontanément, n'hésitez pas à écrire ce qui vous passe par la tête... Je rajouterai les plus jolies, ou celles qui m'interpellent à mon tfe, ça le rendra plus vivant et l'illustrera..
Bien, à vous.
Colombine

4 injection(s):

Anna a dit…

Pas de doute tu es déjà une infirmière hors pair, on sent ton engagement, ta passion, pour ce métier qui t'habite et te fait vibrer. Quant à tes qualités d'écoute, d'empathie elles sont ce qui caractérise le plus ta manière d'être.
Longue vie a ces "Chroniques" et merci de nous les faire partager .
Bises tendres.

Anonyme a dit…

bonjour,

Ton tfe a dû être passionnant. Je suis élève à l'école d'infirmière en troisième année et j'aimerais faire mon mémoire sur le silence des soignants. Mon questionnement est semblable au votre. Et l'approche que vous semblez avoir donné à votre travail m'intéresse énormément. De mon côté, j'ai du mal à trouver des sources et des appuis théoriques. Pourriez vous me donner quelques pistes ?
Merci beaucoup.

Laura

Jacqueline RAYNAUD a dit…

A mon sens le silence est une absence à être là et à assumer ce qui se passe. C'est un "blanc" dans la communication.

Jacqueline RAYNAUD a dit…

A mon sens le silence est une absence à être là et à assumer ce qui se passe. C'est un "blanc" dans la communication.

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